08 mars 2015
Carnet / Apéro littéraire à Oyonnax avec Jean-Louis Jacquier-Roux
L’équipe de la médiathèque municipale d’Oyonnax m’a gentiment convié vendredi à participer à une rencontre ponctuée de présentations de recueils et de lectures de poèmes par les auteurs et le public autour de mon ami l’écrivain Jean-Louis Jacquier-Roux.
Organisée sous le label national du Printemps des poètes, la séance était animée par Nicole Bozonnet qui intervient régulièrement dans le cadre des Apéros littéraires et par Carole Edet, directrice de la médiathèque, avec l’aide de ses collaboratrices.
Auteur de nombreux poèmes, d’essais, de nouvelles et de critiques littéraires, Jean-Louis Jacquier-Roux a joué un rôle déterminant dans la renaissance de la bibliothèque municipale d’Oyonnax en la dirigeant à la fin des années 70 jusqu’au début des années 80. Avant de devenir la médiathèque que les usagers du centre culturel Aragon fréquentent aujourd’hui, la bibliothèque était située dans des locaux anciens du centre d’Oyonnax.
Jean-Louis dans les anciens locaux de la bibliothèque, derrière sa montagne magique... de livres ! (Photo DR)
C’est là que j’ai fait la connaissance de cet écrivain bibliothécaire et poète en 1978 alors que je publiais mon premier recueil de poèmes à la même période. Ne connaissant pas grand-chose au monde de l’édition à cette époque, je trouvais toujours en Jean-Louis un interlocuteur compétent, attentif, disponible et chaleureux.
Un des temps forts de ses fructueuses initiatives à Oyonnax a été l’invitation en 1981 du grand poète et éditeur Pierre Seghers qui s’est entretenu avec les lecteurs de la bibliothèque et les professeurs et lycéens du lycée Paul Painlevé. Mon ami Bernard Deson, responsable des revues littéraires Germes de Barbarie et Orage-Lagune-Express Aquitaine, raconte ici notre équipée depuis Lyon où, étudiants, nous résidions, pour venir assister à cette rencontre marquante.
Dans la dynamique de l’impulsion donnée il y a plus de trente ans par Jean-Louis Jacquier-Roux, la médiathèque municipale d’Oyonnax n’a jamais cessé d’enrichir ses collections, de proposer des rencontres avec des auteurs et des acteurs du monde de l’édition et de la culture, notamment depuis 2011 avec la mise en place de nombreuses animations telles que les cafés philo et les apéros littéraires, autant de formules interactives plébiscitées.
Pour moi qui me considère à bien des égards comme étranger à ma région natale, le soutien amical de la médiathèque est une satisfaction car j’attache plus d’importance à la présence de mes livres dans les bibliothèques publiques qu’à leur passage éphémère dans les librairies.
Photo 1 : Jean-Louis après l'apéro littéraire de vendredi à Oyonnax (Photo Christian Cottet-Emard)
PS : plusieurs livres de Jean-Louis Jacquier-Roux (ainsi que les miens) sont en rayon à la médiathèque municipale d'Oyonnax. L'un d'eux, un recueil de poèmes intitulé En Italie, dont j'ai été le préfacier, est encore disponible à la vente en quelques exemplaires. Les personnes intéressées peuvent me contacter par mail contact.ccottetemard@yahoo.fr pour se le procurer.
16:56 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médiathèque oyonnax, médiathèque municipale d'oyonnax, jean-louis jacquier-roux, christian cottet-emard, le printemps des poètes 2015, centre culturel aragon oyonnax, médiathèque roger vailland, blog littéraire de christian cottet-emard, carnet, écriture de soi, journal, prairie journal, pierre seghers, bernard deson, café philo, apéro littéraire, printemps des poètes, insurrection poétique, poète, auteur de en italie, foulées douces, peau de banane, un jardin à la française, missiano, ombrie, italie, voir les anciens jouets de nos misères, beppe fenoglio, les indiens, nicole bozonnet, estime-toi heureux, tu écris toujours ?, dragon ange et pou, le grand variable, jean tardieu un passant un passeur, éditions le pont du change, écriture web, oyonnax, ain, rhône-alpes, france, europe, vladimir maïakovski, affiche printemps des poètes 2015, éditions orage-lagune-express, en italie, pierre béjoint
05 mars 2015
Printemps des poètes : apéro littéraire à la médiathèque d'Oyonnax (Ain)
Communiqué
Faites de la poésie ! Vendredi 6 mars
Animé par Nicole Bozonnet. Invité : Jean-Louis Jacquier-Roux, poète, auteur de En Italie, Foulées douces, Peau de banane, Un Jardin à la française... Avec la participation de Christian Cottet-Emard.
Apportez vos vers à l'apéro !
Nicole Bozonnet présentera de manière ludique une sélection de poètes et poèmes sur le thème de "L'insurrection poétique".
Jean-Louis Jacquier-Roux nous fera découvrir son oeuvre poétique et ses poètes contemporains préférés.
Christian Cottet-Emard nous lira quelques extraits de son nouveau recueil, Estime-toi heureux.
Le public sera invité à réagir, à partager ses coups de coeur et, pourquoi pas, ses créations ?
•De 18h30 à 20h
•Bibliothèque adulte - salle d'étude
•Entrée libre, renseignements au 04.74.81.96.81
00:34 Publié dans Agenda/Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apéro littéraire, médiathèque municipale d'oyonnax, printemps des poètes, insurrection poétique, jean-louis jacquier-roux, poète, auteur de en italie, foulées douces, peau de banane, un jardin à la française, missiano, ombrie, italie, voir les anciens jouets de nos misères, beppe fenoglio, les indiens, nicole bozonnet, christian cottet-emard, estime-toi heureux, tu écris toujours ?, dragon ange et pou, le grand variable, jean tardieu un passant un passeur, éditions le pont du change, blog littéraire de christian cottet-emard, écriture web, oyonnax, ain, rhône-alpes, france, europe, vladimir maïakovski, affiche printemps des poètes 2015
15 janvier 2015
Carnet / De ma petite cuisine
Dans la librairie d'une bourgade non loin de mon village, je déniche un livre de Pierre Autin-Grenier que je ne m’étais pas encore procuré, Analyser la situation, paru aux éditions Finitude. La libraire me demande si je connais cet auteur. Je réponds oui en lui précisant que j’ai même fait sa connaissance lors d’un salon du livre organisé dans cette ville en 2003, rencontre à laquelle j’ai moi aussi participé.
La libraire s’enquiert de mon nom et me dis qu’un client lui a demandé un de mes livres en précisant « je ne l’avais pas mais peut-être est-ce une auto-édition?» Je lui précise que je n’auto-édite pas mes livres et j’ajoute que les deux derniers datant de 2010 et 2012 ont été publiés par Les éditions Le Pont du change à Lyon. Il s’agit certes d’un petit éditeur mais qui travaille avec beaucoup de sérieux, un vrai éditeur en somme, qui fait signer un vrai contrat en bonne et due forme et s’occupe activement de diffuser et de distribuer, dans la limite que sa petite structure lui impose, bien évidemment.
Je rapporte ce bref échange parce que je constate une fois de plus la méconnaissance qu’ont certains professionnels du livre de la petite édition qu’il leur arrive même de confondre, à ma grande surprise, avec l’auto-édition. J’ai pu constater à mes dépens que cette confusion était aussi le fait non seulement de libraires mais encore de bibliothécaires et de rédacteurs de la presse littéraire. Il est vrai que la diffusion et la distribution par nature modestes des petits éditeurs peut confronter ces professionnels à des difficultés dans l’exercice de leurs métiers respectifs mais il faut bien admettre qu’il existe parfois des préjugés voire un peu de désinvolture.
En ce qui me concerne, je ne souffre guère de cette situation même si je la déplore. Je n’attends heureusement pas après mes livres pour vivre et, de toute façon, je publie très lentement. La majorité des ouvrages que j’ai publiés l’ont été à la suite de rencontres amicales avec leurs éditeurs. Seul mon livre Le Grand variable qui date tout de même de 2001 a été publié à la suite d’un envoi postal spontané à un éditeur que je ne connaissais pas et que je n’ai jamais rencontré. Depuis cette date, je n’ai soumis qu’un seul manuscrit en envoi spontané et cela doit remonter à au moins sept ou huit ans !
Depuis 2013, j’ai un projet d’édition de plus grande ampleur que j’ai laissé traîner puis carrément négligé en raison de difficultés d’ordre privé, notamment un puissant spleen en 2014. Ma nonchalance en ce domaine s’explique aussi par l’absence d’enjeu financier. Ainsi que je l’ai déjà dit, je ne compte pas sur mes livres pour me nourrir.
J’avoue également qu’internet a profondément modifié mon rapport à l’édition. L’habitude de mettre en ligne une partie de ma production m’a apporté de croissantes satisfactions, à tel point que tout un pan de la publication papier a perdu pour moi une grande partie de son attrait, notamment le cercle des revues littéraires, petites et grandes, dont je ne conteste évidemment pas la qualité mais pour lesquelles je n’arrive plus à me motiver suffisamment pour leur proposer des textes.
Lenteur des parutions, public restreint, retours presque inexistants et parfois difficultés relationnelles avec les animateurs expliquent ma désaffection pour ces supports au profit de la souplesse d’utilisation, de la réactivité de la Toile et de son public considérable. Autre avantage d’internet, fort précieux pour moi : la possibilité d’insérer mes propres illustrations quelle que soit leur qualité graphique. J’allais oublier un dernier avantage, le plus important peut-être : la possibilité de corriger en permanence et dans certains cas de tout effacer !
02:36 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : carnet, note, journal, écriture de soi, prairie journal, autobiographie, édition, écriture, littérature, publication, internet, toile, blog littéraire de christian cottet-emard, livre, auteur, libraire, bibliothécaire, rédacteur, presse littéraire, éditions le pont du change, lyon, rhône-alpes, france, europe, christian cottet-emard, pierre autin-grenier, éditions finitude, analyser la situation